Les empreintes

Durant toute l’année 2017, trois artistes ont travaillé à la conception et la réalisation de trois objets d’art reliés au projet de La Chuchoterie et destinés aux lieux de vie petite enfance. À partir de différentes résidences menées dans des lieux de vie petite enfance, ils ont pu observer et comprendre les enjeux de l’œuvre artistique dans un lieu de vie. Créées à partir de ces résidences et développées dans les espaces d’accueil à Lillico et auprès de tous ses partenaires du département, ces Empreintes prennent sens dans l’ouverture et l’accès à l’art dans tous les lieux et sur tous les territoires possibles.

Les Artistes ayant participé au premier projet : Flop Lefevbre, Agathe Halais et Géraldine Le Tirant

Les empreintes créées en 2018 :
L’Envol de Géraldine Le Tirant / Lillico
La Maison, de Agathe Halais
Sotto de Flop Lefebvre

De nouvelles Empreintes sont en création !

Trois Empreintes seront inaugurées le mardi 10 mars à 18h à l’auditorium des archives départementales à Rennes à l’occasion de la soirée de lancement
de Figure.

Rencontre avec Benoît Sicat
Artiste du projet Empreintes 2020

On dit de vous que vous êtes un plasticien-jardinier… Vous pouvez nous
en dire un peu plus à ce sujet ?

Initialement, je suis peintre, puis ma pratique artistique est devenue plurielle avec le théâtre, la sculpture, ou encore le cinéma et même le jardinage. Le mot plasticien englobe beaucoup de choses, mais il ne me suffit pas. J’aime l’associer à celui de jardinier, car je cultive du vivant au sens premier comme au sens poétique. Le jardin suggère à la fois le naturel et l’action humaine, le minuscule ou l’échelle du paysage. Il est espace d’hospitalité et de créativité.

Parlez-nous d’un spectacle, d’une œuvre qui vous a marqué… et qui vous
interroge encore… ou vous inspire…

Ma première révélation, c’est La Tempête de Shakespeare mis en scène par Peter Brook au Théâtre des Bouffes du Nord, que nous étions allés voir avec la troupe du lycée. Je ne m’en suis jamais inspiré directement, car je pratique un théâtre immersif où les mots sont souvent absents et l’écriture improvisée,
mais j’en garde un souvenir puissant en tant que spectateur.

Dans vos créations, vous questionnez l’art et les espaces… Comment
retrouvez-vous cette question dans le projet des Empreintes ?

Mon travail démarre la plupart du temps par de la construction, ou même
des jeux de construction. Je joue beaucoup pour pouvoir me renouveler, dans
divers espaces, pour différents publics et avec des matériaux multiples. Le projet Empreintes tombe exactement à un moment où je crée des tentes-origamis, des cabanes participatives, des lieux-espaces où les gens sont eux-mêmes invités à jouer. Le livre d’artiste est pour moi un espace de jeu, un lieu de création en soi. Lui construire un mobilier, c’est ouvrir une nouvelle voie pour l’imaginaire.


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